L’augmentation des coûts de la rentrée universitaire

etudiants-rentreeD’après les deux études bien distinctes publiées par les principales fédérations étudiantes que sont l’UNEF et la Fage, le coût de la rentrée universitaire grimpe entre 1,6% et 2% en 2013-2014. Outre les frais de santé, la hausse des dépenses de logement hors-loyers figure parmi les principales causes de cette augmentation.

Etat des lieux

L’augmentation du coût de l’année étudiante continue de progresser plus vite que l’inflation. La première organisation étudiante représentative qu’est l’Union Nationale des Etudiants de France ou Unef estime, en effet, une hausse de 1,6% contre 0,9% pour l’inflation. Chaque étudiant doit ainsi s’attendre à ce que son année universitaire coûte entre 10 500 et 15 500 euros selon sa situation et la ville où il étudie.

D’après son enquête, la Fage ou la Fédération des Associations Générales Etudiantes, deuxième organisation étudiante, estime également une augmentation de 2% du coût de la rentrée universitaire qui atteint 2 481,73 euros en moyenne, notamment 2787,08 euros en moyenne pour la rentrée d’un étudiant d’Ile-de-France et 2 370,95 euros en province.

Des dépenses hors loyers faramineuses

La Fage pointe du doigt le coût onéreux des dépenses hors loyers, confirmé notamment par les chiffres plus qu’explicites publiés par l’Unef, à savoir une augmentation de 12,2% pour l’électricité et 6,7% pour l’assurance habitation. Aussi, la fédération demande à ce que le parc de logements des Crous soit développé de façons qualitative et quantitative. Par ailleurs, elle réclame à ce que la colocation soit également réglementée au mieux.

Des frais de santé onéreux

La Fage remet aussi en cause le régime de Sécurité sociale étudiante qui n’arrive pas à couvrir toutes les dépenses de santé des étudiants. Ces derniers doivent en effet faire face à la hausse incessante des frais de santé, autrement-dit à l’explosion du poste santé et de sa qualité de service qui s’avère être en diminution constante. Les délais de remboursement de la Sécurité sociale sont également ahurissants, mettant les étudiants dans des situations difficiles pendant plusieurs mois.

Les autres mesures demandées par l’Unef

D’après l’Unef, la récente réforme du système de bourse pourrait toutefois avoir une incidence positive sur le coût de la vie étudiante. Cependant, qu’adviendra-t-il des non-boursiers ? Vu leurs difficultés à recourir à la solidarité familiale, beaucoup seront obligés à travailler en même temps que leurs études, alors qu’ils auront déjà sacrifier d’autres dépenses. L’Unef demande alors à ce que les loyers à la relocation soient encadrés par le gouvernement. En effet, pour un étudiant d’Ile-de-France par exemple, son loyer peut représenter plus de la moitié de ses dépenses.

Idem pour les aides au logement, l’Unef estime qu’elles doivent aussi être revalorisées. Ce n’est pas tout, elle recommande également à ce que la taxe d’habitation pour les étudiants soit exonérée et qu’un système de cautionnement solidaire universel soit mis en place. Elle a aussi mentionné la hausse des frais obligatoires, comme les frais d’inscription par exemple, ou les frais de restauration, qui selon l’organisation étudiante, ne devraient plus être soumis à une hausse annuelle.